JUSTICE IRANIENNE

« La flagellation publique est un moyen efficace de dissuasion pénale, tandis que l’emprisonnement est une punition inutile. » Tels sont les propos du ministre de la « justice », monsieur l’Ayatollah Mahmoud Hashemi Shahroudi.

A partir du XIXe siècle, le titre de Grand Ayatollah devient, en Iran, le synonyme de marja’. Depuis le XXe siècle, et plus encore à partir de 1979, les juristes sont aussi désignés par le terme de marja’ al taqlid (source d’imitation pour l’émulation)… c’est-à-dire qu’ils sont les seuls interprêtes des Textes religieux notamment en matière de justice.

Plusieurs aberrations ont été ainsi officialisées depuis 1979. On a mis la justice du Dieu entre les mains des hommes, en oubliant que ceux-ci ne sont pas infaillibles. Pour exemple, il revient à la famille d’une victime de demander la peine qu’ils estiment la plus juste pour le coupable… alors qu’ils sont sous l’emprise de la passion de la douleur. Or, il ne faut pas oublier que le terme « passion » n’est pas proche du mot « passivité » pour rien: le passionné est passif vis-à-vis de l’objet de sa passion. Il est sous son emprise… et donc dépossédé de sa raison, raison qui lui permet le jugement. La « Justice » iranienne passe à côté d’un principe fondammental en matière de justice: l’impartialité. Elle est déjà assez difficile d’accès… alors tentez de la laisser entre les mains d’une famille en larme qui, souvent, désigne elle-même celui qu’elle pense être le coupable, coupant ainsi court aux moindres vélléités d’enquête.

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