17 novembre : Conférence d’Amélie M. Chelly pour l’IREMMO sur la sécularisation en Iran

Cycle « Méditerranée-Moyen Orient : questions de société, sociétés en question » 2018-19

Un samedi par mois à partir d’octobre 2018

A la une des journaux, les pays de la Méditerranée et du Moyen-Orient apparaissent à travers le prisme des guerres qu’ils subissent ou de la violence qu’ils produisent, ou encore à travers les récits sans espoir des migrants et des demandeurs d’asile. L’épais rideau de fumée des événements violents ne permet pas de voir les réalités profondes des sociétés. Les perceptions sont déformées : sous le feu de l’actualité brûlante, nous passons souvent à côté des mutations qui travaillent ces sociétés en profondeur. Nous perdons de vue le vécu des habitants dans leur diversité et leur pluralité. Nous ne parvenons plus à imaginer comment vivent les gens au sud de la Méditerranée.

Autre aspect important : dans la plupart de ces pays, les États et les systèmes de gouvernement apparaissent comme figés et incapables de se transformer pour relever les défis actuels et de s’ouvrir pour accompagner les changements en cours au plus profond des sociétés. En effet, sous les effets de la mondialisation (avec l’accès sans frontières aux images, aux informations, aux opportunités, aux productions culturelles) et sous la poussée de jeunes générations très largement majoritaires au sud, ces sociétés se trouvent souvent en décalage avec des appareils d’État sclérosés et encore entre les mains des générations politiques du temps de la décolonisation.
Du côté de la France, la fascination orientaliste a été remplacée par une peur diffuse et un sentiment de menace venant du Sud. D’ailleurs, si la diplomatie française a raté le coche des révolutions arabes, et n’a rien vu venir, c’est bien parce que nous n’avons pas prêté attention aux réalités sociales, aux mutations sociologiques, et à la société civile de ces pays. Pour toutes ces raisons, l’iReMMO propose de placer les sociétés de la région au centre du nouveau cycle de l’Université populaire. Tout au long de l’année, d’octobre 2018 à juin 2019, nous allons faire appel aux sciences sociales dans la tentative de comprendre ce qui est à l’œuvre dans les populations et les sociétés, sans s’interdire d’ailleurs des incursions comparatives dans les pays de l’Europe méridionale, lorsque cela paraîtra pertinent.

 

Séances

Octobre 2018
Démographie : natalité, mortalité, migrations : quels enseignements ?

Novembre 2018
Religion, sécularisation de la société : les tendances contradictoires

Décembre 2018
L’emploi des jeunes : le défi majeur

Janvier 2019
Le corps, la sexualité : psychanalyse et monde arabe

Février 2019
Les langues arabes : enjeux linguistiques, identitaires, politiques

Mars 2019
Art et culture : jeunes artistes et réappropriation de l’espace public

Avril 2019
Changement climatique, changement économique et social

Mai 2019
La réduction des libertés et l’engagement citoyen

Juin 2019
Exil et migrations

La Conférence du samedi 17 novembre 2018 portera sur le trois types de sécularisation en Iran : le recul religieux, l’application théocratique, et la coutumisation endogène.

Amélie M. Chelly abordera la question sous les angles sociologiques,  en abordant les ressorts proprement théologiques ainsi que la dimension historico-culturelle de l’Iran.

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